Chez Léon

Blog du FJEP - Centre Culturel de Sallanches, association culturelle proposant une saison de spectacles, des festivals, des expositions, du cinéma d'art et d'essai et des activités culturelles.

03 avril 2006

Yann Tiersen samedi 8 avril à 20h30, salle Léon Curral (première partie : KIM)

132Dans le monde de la musique, il n'y a toujours pas de tiroir pour ranger Yann Tiersen. C'est ce que confirme son dernier album, « Les Retrouvailles », composé sur l'île d'Ouessant et enregistré à Paris avec F.Lor.

Les Retrouvailles, car Yann est bien conscient d'avoir retrouvé une façon de travailler, de s'être réapproprié l'ensemble des instruments, d'être redevenu l'unique maître d'oeuvre de son projet. Comme si toutes les expériences vécues ces dernières années l'avaient libéré.

Cela se sent tout particulièrement dans ses chansons. Elles ont rarement été aussi évidentes, aussi limpides. On comprend que ces deux grandes voix de la musique pop que sont Liz Fraser (Cocteau Twins) et Stuart A. Staples (Tindersticks) prennent plaisir à se poser sur les compositions de Yann. Et que Jane Birkin vienne interpréter la chanson la plus politique qu’elle ait jamais chantée. Et puis il y a les complices : Yann Tiersen, Dominique A, Christophe Miossec, tellement heureux de se partager un titre qu’ils ont inventé ensemble.

Depuis « Le phare », Yann Tiersen n’avait jamais composé un album aussi neuf. Un album où il s’est à nouveau donné le luxe de se surprendre. Il y a évidemment une petite valse à l’accordéon, une ballade craquante au piano, des chants divins. Il y a aussi plein de guitares, des basses plus présentes, un son un peu rêche, beaucoup d’énergie et, au bout du compte, un disque lumineux. C’est le temps des « retrouvailles » mais des retrouvailles qui reposent aujourd’hui sur une grande maturité.

On est impatient de voir le résultat sur scène.

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24 mars 2006

C'est tout son père! et C'est tout sa mère! par la compagnie Bibliothéâtre mardi 4 avril à 19h et à 21h.

toutseul_9569Le Bibliothéâtre, c'est une troupe de comédiens-lecteurs qui « met des livres en voix », sous la direction artistique de Philippe Mathé, et adapte pour la scène des oeuvres littéraires.

« Pour les personnes qui lisent, nous proposons un théâtre de la littérature. Les autres, nous les conduisons à se rendre compte que la littérature comme le théâtre sont des univers très accessibles en leur racontant des histoires »

C'est tout son père et C'est tout sa mère, sont en fait les deux premiers chapitres du Roman d'un lecteur, « collage drama-littéraire qui touche à l'universel », inspiré de Quelques-uns des cent regrets  de Philippe Claudel, et d'une soixantaine d'autres écrivains.

L'histoire, c'est celle de Robinson Toussaint, enfant sauvage né dans une forêt de livres. Ses parents l'ont abandonné dans une bibliothèque où il a grandi, s'inventant un père et une mère au gré de ses lectures, se constituant une mémoire fictive, une « auto-bibliographie » pleine d'anecdotes familiales empruntées à des écrivains.

Philippe Mathé interprète Robinson avec une troublante véracité. Il réveille en chacun des spectateurs l'enfant qu'il fut, encombré d'interrogations essentielles et enfantines sur les parents. Le guitariste Jacques Livenais apporte aux mots de Robinson la discrète et nécessaire réplique musicale.

Susciter l'émotion, la réflexion, « trouver les rêves des autres tout en parlant des siens », c'est toute l'ambition de Philippe Mathé et de ses camarades.

19h : "C'est tout son père!)

20h15 : petit casse-croûte entre amis (prévoyez éventuellement 5€)

21h : "C'est tout sa mère!" (durée 1h30)

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20 février 2006

LA BANDA DE SANTIAGO DE CUBA, 18 mars 20h30 salle Léon Curral

Une chaude soirée cubaine en perspective en compagnie de la fanfare de Santiago de Cuba!
la_banda_en_padre_pico__santiago__381"Quoi? Une fanfare?"
Oui, mais pas n'importe laquelle! Cette formation, qui rassemble une dizaine de clarinettes
solistes, requintos ou basses, une demi-douzaine de trompettes, autant de trombones et des saxophones rejoints par des tubas, cors, une flûte, un basson et des percussions cubaines, a enflammé avant de nous faire l'honneur d'une visite à Sallanches les publics des festivals Rio Loco à Toulouse, Les Suds à Arles et Jazz à Vienne.
La Banda de Santiago de Cuba rendra un hommage particulier à l'un de ses anciens membres : l'illustre Compay Secundo, qui y débuta sa carrière en tant que clarinettiste.
Criolla, guajira, habanera, danzòn ou cha-cha-cha réveilleront le guincheur latino qui sommeille en vous!
 

 

 

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LA TRES MIRIFIQUE EPOPEE RABELAIS de François Bourgeat et Marcel Maréchal avec les Tréteaux de France, le 14 mars à 20h30

rabelais3« On nous dira que peu de gens en France lisent aujourd'hui [l'oeuvre de Rabelais]. Cela rend notre spectacle encore plus nécessaire. Une langue qui se coupe de ses racines est comme une plante, elle meurt. C'est pourquoi, et tout en naviguant au plus près du texte original, nous prenons le pari de faire de cette Très mirifique épopée Rabelais un grand spectacle exigeant et populaire pour le chapiteau des Tréteaux de France. Une fête théâtrale, avec chansons, pour tous les publics. »

François Bourgeat et Marcel Maréchal.

Le premier enjeu de La Très mirifique épopée Rabelais est de nous faire redécouvrir ce qu'a été le berceau de la langue française, berceau langagier de tous les écrivains français. La Très mirifique épopée Rabelais, c'est d'abord l'épopée de la langue française, la mise en vie d'une langue musicale, baroque, polyphonique, impure, insolente, chatoyante, qui ne craignait pas de mêler le haut et le bas, le rire du carnaval et la quête spirituelle.

Le deuxième enjeu de La Très mirifique épopée Rabelais est de raconter une grande épopée populaire, dans la ligne des Trois Mousquetaires, de Graal-Théâtre, de Fracasse ou d'une Anémone pour Guignol, ces autres créations de la Compagnie Marcel Maréchal. La première partie raconte quelques-uns des hauts faits de Gargantua : comment il vola les cloches de Notre-Dame, tailla en pièces, avec l'aide de Frère Jean des Entommeures, les armées de Picrochole, et fonda une abbaye révolutionnaire dont la seule règle était : Fais ce que tu voudras. La deuxième partie nous embarque, tel Ulysse, sur des océans inconnus, avec Pantagruel, fils de Gargantua, Panurge et leurs compagnons. Voyage initiatique au cours duquel ils font se noyer les moutons d'un marchand mal embouché, échappent à une tempête, découvrent des créatures fabuleuses...

Enfin, La Très mirifique épopée Rabelais parle de notre temps qui voit les idéologies s'effondrer au moment où une sonde spatiale nous envoie des photos de Mars, où Internet s'avère aussi révolutionnaire que l'imprimerie au XVIème siècle et l'exploration du cyberespace aussi fertile que la découverte des grandes routes maritimes. On n'en finirait pas d'ailleurs de relever tout ce qui, chez Rabelais, renvoie à notre époque, de la recherche d'une pédagogie idéale aux attaques contre les fanatiques religieux ou les guerres de conquête.

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09 février 2006

Les Witloof, deux clowns belges sur scène mercredi 15 février 19h - salle Léon Curral

 

aff_witloof5Affublés des incontournables nez rouge et bretelles, deux amis clowns entonnent joyeusement la célèbre ritournelle : « avoir un bon copain, il y a rien de meilleur au monde, c’est plus fidèle qu’une blonde… ». En fait de blonde, il s’agit plutôt d’un bon verre de bière fraîche ! Nos deux amis, un peu clown blanc et auguste, attendent en effet des demis qui tombent du ciel ! Une bonne raison d’être sous pression, d’autant que l’un, farceur et adroit, les attrape à chaque coup et se désaltère avec délectation, tandis que l’autre, éternel malchanceux, n’en finit pas de pendre la langue. Autour de cette quête incessante de la mousse, les deux compères font tout un cirque : chaque chute de blonde sert d’intermède à de véritables morceaux de bravoure. Tout à tour équilibristes, musiciens, acteurs, prestidigitateurs et acrobates, ils jonglent avec des cordes, se battent en duel à l’épée enflammée ou escaladent une pyramide de cartes à jouer. Entre burlesque du silence et chorégraphie bouffonne, les Witloof brodent un univers inédit, délicieusement absurde et infiniment poétique, dans la veine du meilleur cinéma muet. Une création à consommer sans modération.

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26 janvier 2006

L'Avare

oflylavare

Théâtre d'objet, d'après Molière.

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